UTMB 2009

UTMB 2009
Triple finisher mais à quel prix,
Depuis le 4 juillet, date de la Montagne'Hard, où je n'ai pu en faire que les 50 premiers km, je n'arrive pas à cumuler plus de 50km hebdo, même sur le plat j'ai du mal à atteindre les 12km/h de moyenne, alors que d'habitude je me sens plutôt bien à cette allure, et pour combler le tout, je me fais une tendinite au genou 10 jours avant le jour J.

Je pars seul en ce 27 août 2009 direction Chamonix, j'ai eu beaucoup de mal à préparer mes affaires car l'envie de faire cette course m'a quitté depuis un bon moment, j'en ai oublié une partie mais heureusement pas le matériel obligatoire.
Fred doit me rejoindre vendredi en fin d'après midi, il fera la TDS, le manque de point nécessaire en 2008 pour faire l'UTMB l'a orienté vers cette voie.
16h30 je suis sur le camping de l'Ill des Barrats qui est déjà complet, mais depuis le matin la gentille dame du camping ne fait que des exceptions pour les coureurs, en plus il est chouette ce camping, elle me met à coté d'une famille très sympa dont le papa va faire la CCC.

Vers 17h30 je vais récupérer mon dossard et faire un petit tour sur le village de l'ultra, puis plus tard je me fais une pasta à base de spaghetti et tomate séchée, encore un coup de fil à ma chère et tendre puis dodo.
Vendredi 9h30 j'enlève mes boules quies, je sors de mon van, il fait très beau pourvu que cela dur, je retourne faire un tour sur le village de l'ultra, sur le stand UFO un p'tit coucou à Phil et Seph, je me croirai presque au marché de Noël de chez nous avec tous ces chalets.

Fred arrivera à 17h30, heure à la quelle je m'apprêtais à quitter le camping pour aller donner mon sac suiveur, il m'accompagnera jusqu'au départ.
18h30 ça y est c'est parti, on voit l'avant du peloton courir dans le grand écran, mais nous derrière on bouge toujours pas, sur mes 5 éditions je crois que c'est bien la seule où l'on met autant de temps avant de pouvoir courir.

Les Houches : 8km en un peu plus d'une heure, j'ai de bonnes sensation et tout va bien.

Saint-Gervais : 21km 3h09mn de course, la descente c'est faite sans problèmes j'ai 7mn de retard sur 2007, ma cheville qui a était opérée l'an dernier me fait un peu mal, et cette douleur ne me lâchera pas jusqu'à Cham.

Les Contamines :
31km 4h45mn de course 4mn de retard sur 2007, tien? c'est pas la même arrivée.

La Balmes : 6h 39km 21mn de course, 13mn de retard sur 2007 mais on a pas pris le même chemin il me semble, je me change pas, mais passe de la nok dans l'entre jambe j'ai des frottements qui commence.

Refuge de la croix du Bonhomme : 44km 7h54mn de course, 16mn de retard sur 2007, mais seulement 3mn sur la montée du Bonhomme, on avance beaucoup plus doucement il y a un brouillard à couper au couteau, faudrait des ampoules anti brouillard dans les frontales, j'ai bien monté et j'ai toujours la patate.

Les Chapieux :
50km 8h48mn de course, 13mn de retard sur 2007, je ne vais pas faire long feu, il fait chaud sous le chapiteau, je suis tombé qu'une fois dans la descente, mais par contre mon genou c'est fait sentir, je décide de lever le pied et de marcher le plus possible.

Col de la seigne : 60km 11h12mn de course, là ! j'ai 12mn d'avance sur 2007 je ne comprends pas ? Pourtant il me semble que j'ai galéré plus, je vais me réfugier dans une tente déjà bien occupée pour mettre ma veste ça caille grave avec ce vent fou.

Lac Combal : 65km 12h04 de course, 24 mn de retard à nouveau sur 2007, je vais juste me débarrasser d'un petit caillou dans la chaussure, et boire un coca, depuis le départ je ne consomme pas grand chose sur les ravitos, à part du coca et p'têtre 3 tucs depuis le départ, mes produits fonctionnent bien.

Col Chécrouit :
73km 14h22mn de course, 53mn de retard sur 2007, je trace, je ne m'arrête pas, là aussi ça a changé, plus court, j'ai mis 32mn pour arriver à Courmayeur pour 49mn en 2007

Courmayeur : 78km 14h54 de course, je ne fais plus la comparaison 2007, quand je vois l'état de mes pieds, et de moi en général, je ne sais plus si je vais terminer, je suis crevé, j'ai des ampoules aux deux pieds, ma cheville qui ne se calme pas, et mon genou qui me fait de plus en plus mal, c'est décidé je ne cours plus, je change de chaussettes, slip, short, tee shirt, mange une assiette de pâtes, et 35mn après, je marche vers Bertone.

Bertone :
82km 17h20mn de course, 2h25mn pour monter Bertone ..dur dur, je prends un peu de repos et me passe de la crème solaire.

Refuge Bonatti : 90km 19h09mn de course, je n'ai jamais trouvé la distance Bertone/Bonatti aussi longue, interminable, faut que je me repose encore un peu plus, j'appel ma femme une fois de plus pour lui faire part de mon ras le bol, en espérant qu'elle me dira, mais laisse tomber tu as rien à prouver, tu l'as déjà fini deux fois, mais rien à faire, elle ne lâchera pas, elle veut que je finisse, bon ..ben..

Arnuva : 94km 20h38mn de course, je ne prends pas grand chose sur le ravito, mais un de mes gels maison, puis j'attaque doucement mais sûrement.
La progression ce fait lentement car j'appréhende le col Ferret, arrivé à Eléna le vent souffle de plus en plus fort, à mi-chemin je décide de mettre mon coupe vent.

Grand Col Ferret : 99km 22h33mn de course, finalement elle c'est assez bien passé cette montée. Faut pas rester sur place le vent est violent et froid, les bénévoles nous attendent emmitouflés dans leurs parkas ou doudounes, les pauvres cela ne doit pas être facile pour eux, franchement je préfère être à ma place. La descente se passe également bien, tien ! Encore un changement, il n'y a pas de PC ni de ravito à la Peule, on bifurque entièrement sur la gauche, cela supprime pas mal de route par-là.

La Fouly : 108km 24h34mn de course, je fais le plein, mange un petit bout de fromage et deux tuc puis, je sors, il fait trop chaud.
Dehors je me change, met mon collant et un maillot manches longues, je garde ma veste pour la nuit, j'ai un peu froid au moment de repartir, mais je prends d'emblée une allure de marche rapide qui me réchauffera illico.
Au bout de deux heures j'appel ma moitié, j'ai encore besoin d'entendre sa voix.

Champex-Lac : 123km 28h12mn de course, enfin, c'était un peu long j'ai eu quelques bon coups de barres, je m'empresse de me dévêtir car il fait très chaud, je soigne mes ampoules, je ne vais pas les crever mais juste passer de la Nok dessus, avaler un plat de pâtes faire le plein, quelques étirements et c'est parti.
L'avantage quant-on a déjà terminé l'Utmb c'est que l'on sait ce qui nous attend, mais c'est aussi un inconvénient car j'ai à nouveau de l'appréhension pour Bovine.

Bovine : 132km 31h35mn de course, finalement ça c'est bien passé, j'ai simplement suivi les chaussures devant moi, par contre la descente vers Trient est très longue et douloureuse pour mon genou, j'entends dans le petit groupe dont je fais parti, également des plaintes, car un moment c'est vrai, on pensait être arrivé, mais fallait virer à gauche sur 20m ou une grande descente nous attendait, je m'en doutais un peu après avoir consulté mon altimètre, très utile cet outil.

Trient :
138km 33h30 de course, je vais jeter un ½il sur mes ampoules, y rajouter une couche Nok, faire des étirements pour mon genou, refaire le plein, passe dans la salle d'à coté pour prendre un bout de fromage et deux tucs, tien ! salut runstephane ben ! on a le même sac, des sacs de finishers à tout les coups. Je m'enfonce dans la nuit, mais très vite je vais être pris d'une fatigue incroyable, j'en peu plus, je dois me poser là sur ce rocher fermer les yeux deux minutes, puis sur celui là, et encore celui là, je n'arrête pas, tous les 100m il faut que je me pose.

Catogne : 143km 35h52mn de course, en 2007 à cette heure j'étais déjà arrivé à Chamonix.
Après une multitude de pause je passe le PC une tente juste au milieu du chemin, bon maintenant c'est plus que de la descente jusqu'à Vallorcine.

Vallorcine : 148km 37h14mn de course, j'appel ma femme pour lui dire, que, j'en ai marre, j'ai encore 20km à faire, je sens plus mes pieds, j'ai mal au genou, je vais arriver 13h, et elle me répond, mais mon p'tit chéri! Tu ne vas pas arrêter à 20km de l'arrivée ! tu es mon finisher, comment ne pas continuer quant-on entend ça ? En raccrochant, je vois que j'ai un message de Fred de la veille, qui me dit être près à grimper le col du st'Bernard et qu'il est naze lui aussi.

La tête aux Vents : 156km 40h08mn de course, jusqu'en haut du col des Montets c'était assez dur, puis vers 9h30 la forme commence à venir, j'arrive à sauter de rocher en rocher à bonne allure et je prends un réel plaisir dans le pierrier, j'entends des randonneurs dirent, ben dis donc celui là, on dirait pas qu'il vient de passer deux nuits blanches, je passe plusieurs coureurs.

La Flégère : 159km 40h48mn de course, j'ai un message de Fred qui date de 8h ce matin, il me dit être arrivé et qu'il va se coucher, un bénévole me dit encore 5km et c'est fini mais faut d'abord monter ce dernier petit tape-cul, j'arrive à descendre en courant trois bon km puis j'alterne avec un peu de marche car mon genou me fait souffrir, mais c'est fameux 5km était sûrement à vol d'oiseaux, mince que c'est long ça n'en fini pas de descendre en lacet et en sous bois.

Chamonix : 166km 42h03mn de course, enfin du bitume ça sent l'arrivée, je longe la rivière : suis le dallage tout neuf, passe devant le village de l'ultra, je cours, je cours, j'appelle mon épouse, je ne l'entends pas y a trop de bruit tout le monde m'acclame, j'ai l'impression d'être le premier tant les acclamations sont fortes, quel bonheur, merci, merci, merci, j'ai les larmes aux yeux j'entends ma femme dans le téléphone, bravo mon p'tit chéri, je cours, cours, encore 200m, 100m, ça y est, je suis à nouveau finisher, on me demande de poser pour une photo, décidément j'ai vraiment l'impression d'être la star, on m'enlève les puces puis, je reçois mon polaire finisher, sans manche ce coup-ci.
Fred est finisher de la TDS en 25h49mn, et je vais aller le réveiller.
Bravo aux organisateurs encore une belle réussite, merci aux bénévoles, super boulot.















# Posté le mercredi 09 septembre 2009 14:11

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 14:19

La Montagne'Hard 2009 ..115km et 10000m de D+

La Montagne'Hard 2009 ..115km et 10000m de D+
La Montagne'Hard 2009

D'après ce que j'ai entendu de la bouche de ceux qui l'on vécu, elle n'a pas volé son nom cette course là.
Hé oui, je fais parti de ceux qui l'on tenté sans la finir.
Vendredi 03 juillet 2009, il est 13h moins 10mn je suis dans mon van et j'attends Fred qui ne va pas tarder à arriver, on a rendez-vous à 13h devant chez moi.

J'ai passé une semaine d'enfer au boulot, je bosse dans la grande distribution et notre magasin est en remodling, je me lève à minuit trente pour terminer à 10h ou 11h du matin, l'après midi il fait chaud à crever et les gosses qui gueulent dehors m'empêche de dormir, le soir je me couche à 21h30 et c'est pareil, enfin, ce vendredi je rentre à 7h30 et me couche à 8h jusqu'à 11h avec des bouchons dans les oreilles.

13h15 toujours pas de Fred, bon cela lui arrive souvent d'être en retard, je n'arrive pas à le joindre une messagerie vocale me dit que ce numéro n'est pas attribué, bizarre ? C'est pourtant son numéro.
14h j'arrive à avoir le numéro de sa mère, j'appelle, elle me dit qu'il a résilié le contrat du portable, et ne comprend pas pourquoi il est toujours pas arriver.
14h05 sa maman me rappelle pour me dire qu'il est pas encore parti et qu'il arrive dans 45mn.

14h55 avec deux heures de retard le voilà enfin, on charge la voiture et on file.
Arrivé au poste frontière de Bales je dis à Fred qu'il peut mettre son gps en route, cela nous évitera de nous trompé de route, mais en fait la dame qui est dans la boite nous fait tourner en rond deux fois et perdons encore une heure, on va donc suivre l'itinéraire que j'avais imprimé sur le Net, et on arrivera à 21h45 à st'Nicolas de Véroce, et non sans prévenir Olivier qui nous accueillera pour nous remettre nos dossards.

Trop tard pour la pasta, on va se partager le dernier sandwich, préparer nos couches et il sera 23h quand on décide de retrouver les bras de Morphée ( je sais, Morphée et un homme, mais c'est juste pour l'expression), j'ai emmené mes boules quiès.
3h le réveil sonne, je me passe de la nok là où il faut, prépare le reste de mes affaires, Fred fait de même, il arrive aussi à plier la tente 2sc, en 2mn, ça y est, il a trouvé le truc, on prend un petit dèj vite fait.

On termine la préparation, Fred est en retard, il lui manque des épingles pour son dossard je lui en donne une, la seule que j'avais encore dans ma trousse de secours, et des
Trombones, Olivier attends les deux derniers qui n'ont pas encore pointé leurs puces, je dis à Fred vient, on va pointer, on revient après, cela fait, on retourne au départ, heureusement que le départ est à 25m de la voiture, Fred a encore oublié un truc, non c'est pas vrai ! son gobelet, bon, on passe devant la voiture, on s'arrêtera le prendre, cela fait, on se trouve enfin dans la course, 50m derrière mais bien dedans.

Ça monte déjà bien, et pendant trois bon km, et c'est lors de la descente que cela va se gâter, on va suivre un petit groupe qui va suivre le chemin sur la gauche alors qu'il fallait tourner à droite, je me dis que ce n'est pas normal, on a pas vu de ru balise depuis un moment, on fait demi-tour on retrouve le balisage et on file tout content, trop content, car en fait le balisage c'est celui emprunté juste avant, et on redescend la belle piste de ski monté quelques minute auparavant, j'appelle Olivier qui nous remets sur le bon chemin.

La deuxième montées encore plus longues et plus raides m'en fait bavé, je n'ai plus trop le moral ni les jambes, et je me dis que c'est mal barré, sûrement l'accumulation du stresse emmagasiné depuis la veille, après la descente vers le point d'eau les Toilles ça ira mieux, et la montée du Prarion se fera sans souci, dans la descente avant d'arriver au ravito Bionnassay on se fait doubler par les coureurs de la moins'hard, à Bionnassay on restera le temps de prendre un bon ravito fait de pain, jambon cru, fromage.

On attaque le col du Tricot, et tout va bien, j'ai la forme et Fred aussi, sauf qu'il à du faire demi-tour pour récupérer ses bâtons, on fait des photos, et on grimpe encore et encore, cela ne fait que ça, tu montes et tu descends c'est pas sorcier, arrivé en haut du Tricot je vois Fred qui est déjà en pleine descente, il va pas trop vite et je me retrouve vite derrière lui, on se fais passer par une féminine qui file à une vitesse, à croire que les caillasses n'ont pas effets sur elle.
On arrive in-extrémiste au point d'eau de Miage et la pluie tombe en trombe, on s'habille en conséquence mais quinze minutes plus-tard la pluie s'arrête et on se re-déshabille, puis tout se passe agréablement bien jusqu'au passage du quartier de la Frasse ou il y a juste un pointeur et une fontaine, nous nous rafraîchissons et on remonte illico, au bout de 5mn on se fait saucer à nouveau, on croise des gars qui nous disent arrêter, ras le bol en plus de la pluie.

Malgré la pluie et le fait que je sois trempé j'ai la pêche et je monte bien, plus haut on croisera deux pauvres petites, et toute jeunes bénévoles, emmitouflées dans leurs ponchos dans un abri à même la roche, elles doivent voir passer un coureur toutes les trente ou quarante cinq minutes, chapeau pour elles, avec ce temps cela ne doit pas être évident.

Les Contamines, il est presque 18h quand on y arrive, je reconnais bien l'endroit, j'y suis passé à quatre reprises lors de l'UTMB mais jamais de jour, il ne pleut plus, j'accroche ma veste trempée sur mon sac en espérant qu'elle sèchera, je fais le plein, je me sens bien toujours la forme, je contemple le Mont Joly au loin, j'ai hâte d'y être, Fred prend une soupe trempe du pain dedans, à le voir faire cela me donne envie d'en faire autant, je sais que je ne supporte pas la soupe sur les courses, elle a toujours du mal à passer, tant pis je me lance et j'y trempe du pain et du jambon, ça fait du bien après la douche qu'on a passé.

Ce qui devait arriver, arriva, la soupe me reste à travers la gorge, j'ai des nausées et du mal à avancer, dès que je veux accélérer le pas je sens que je vais vomir, et je finis par vomir tout le contenu de mon estomac, du coup je me sens mieux et dis à Fred que c'est bon on peut y aller, mais, même pas cinq minutes après, je me sens vidé, plus de force, l'idée de consommer quelques chose me donne des nausées, je me pose 10mn mais ça va pas mieux, j'avance difficilement, Fred reste avec moi un moment puis disparaît, je regarde derrière moi et je vois deux serres files qui montent, ils finissent par me rattraper lors de mon énième pause, je leur explique ce qui m'arrive, ils restent avec moi me renseigne sur les difficultés à venir, et qu'à Porcherey c'est le dernier endroit ou je peux être rapatrier sinon je dois attendre d'être redescendu du Mont Joly.

Je vais faire le bon choix d'arrêter là, je me vois mal faire cette ascension dans cet état, et encore moins de nuit, vu ma faiblesse je vais avoir froid, et comme je n'ai plus rien de sec et ne peux courir pour me réchauffer, du coup j'ai à nouveau une pensée pour les trois concurrents du Mercantour.

Fred qui m'attend à la ferme demandera aux serres files ce qui m'arrive, apprendra mon abandon et décide de finir pour nous deux, il sera dirigé vers le 95km qu'il terminera en 30h06.
J'irais à sa rencontre 500m avant son arrivé, cette petite grimpette m'épuise à nouveau, je suis obliger de m'assoire, c'est fou, après une nuit de repos que je sois encore aussi faible, à midi on prendra le repas après course une bonne tartiflette tout en écoutant Fred m'énumérer sa course, et il me dira aussi que j'ai fais le bon choix et que je n'aurai jamais réussi à endurer ce qu'il a enduré dans l'état ou j'étais, des mots qui me donne envie de remettre ça l'an prochain.

Une belle course super bien organisé, qui a un bel avenir devant elle.
BRAVO à Olivier et à son équipe.

# Posté le samedi 18 juillet 2009 12:25

Modifié le mercredi 22 juillet 2009 12:05

VERDON CANYON CHALLENGE 2009

VERDON CANYON CHALLENGE 2009
VERDON CANYON CHALLENGE 2009

Le trail aux multiples senteurs
Jeudi 4 juin, deux semaines après le grand raid73, nous sommes, Fred et moi-même, dans mon van qui nous emmène dans le Var à 850km de notre chère Alsace.
Je n'ai fait qu'un réveil musculaire la veille, soit une heure avec un 20x30s, une série sur la pointe du pied et la suivante sur les talons, sinon rien depuis le raid73, quand a Fred lui, il n'a rien fait du tout, je sais pas comment il fait, il ne cumul même pas 50km hebdos, et quand vient une grande course il est à l'aise.

Arrivé vers 19h à Aiguines au camping de l'aigle, on se prépare pour la nuit, Fred dormira dans une tente 2sc et moi dans mon van, ce coup-ci j'ai emporté mon lit d'appoint, le lit de camp que j'avais au raid73 était vraiment inconfortable, ben ! du coup le lit de Fred, entre plus dans mon van, on ira faire quelques photos du couché de soleil sur le lac Sainte Croix avant de regagner nos couches respectives.

Vendredi 5 juin, il est 9h30 quand je sors de mon van après une bonne nuit de sommeil, on décide de faire un tour dans Aiguines, vers 13h30 on se fait une pasta maison avec des poivrons grillés du pays, un délice, plus tard on se fera cuire quelques pommes de terre pour notre ravito personnel, puis à 20h15 c'est le briefing, et 15mn après la pasta party, ce sera des lasagnes façons PACA pas mauvais du tout.

Les prédictions météo ne sont pas favorables pour ce samedi 6 juin, au briefing on nous a dis qu'il y a un risque que la descente dans les gorges soit annulée.
Il y a pas mal de vent, il fait froid, et il va même pleuvoir un peu.
5h le départ est donné, nous sommes habillés d'un coupe vent que nous allons pas tarder à l'enlever, il y a de la brume au km5 tout en haut du grand Margès il y a trop de vent il fait froid et on ne voit pas grand chose, donc pas de photos cette année.

(Petite forêt) ravitos1 : 10,150km on a fait 20mn de mieux que l'an dernier, sauf que l'an dernier on a fait pas mal de photos en haut, on rempli nos poches et mange un truc et c'est reparti, on s'arrêtera un peu plus tard pour goûter une de nos patates et on va en prendre une toutes les 2 ou 3h.

40mn après on descend dans les gorges, et commence une série de photos interminable, on arrête pas de doubler et redoubler les même personnes, ils doivent se demander à quoi on joue, un moment je descends même me rafraîchir le visage, le soleil est sorti et il va faire de plus en plus chaud.

9h45 du matin on remonte doucement les gorges, ça monte raide, câbles, cordes, et échelles métalliques nous aiderons à y parvenir, et justement après une de ces échelles, il y a une équipe de secouriste sur un des concurrents qui fait un malaise cardiaque, beaucoup y laisserons des plumes sur cette course. On passera également dans une végétation dense et fleurie, laissant échappé un parfum, qui, en se mélangeant à celui du romarin piétiné, apporte à cette épreuve un petit plus qui vous rappelle pourquoi vous êtes revenus.

(Iloire) ravito2 : 27,858km en 6h40mn, on a vraiment bien pris notre temps dans les gorges, mais franchement cela vaut le coup, passé en bombe sans se soucier du paysage serait vraiment dommage, je donne un coup file à ma chère et tendre car dans cet endroit il y a pas beaucoup de réseau, c'est même le seul que j'arriverai à donner, je me passe de la crème solaire, mets ma saharienne, Fred lui, fait un carnage sur le ravito, on fait le plein d'eau et on trace, cette fois je m'hydrate correctement.

(Carrière) ravito3 : 37,091km, il est 14h on c'est encore trompé de chemin, en discutant on a pas vu les ru balises qui nous indiqués pourtant bien qu'il faille descendre à gauche, ben non nous on grimpe, deux gars feront la même erreur, cela nous fait en tous six bon k de plus que prévu, le col de l'âne est passé comme une lettre à la boite, on refait le plein, je vide mes chaussures, je n'ai pas mes mini-guêtres car le terrain et trop rempli d'embûches, une racine à vite fait pour s'accrocher à la sangle qui passe sous la chaussure et c'est la chute assurée.

Ça grimpe bien, Fred ne va tarder à disparaître, il monte bien je me demande comment il fait et je me dis que ça ne peut pas durer, il va m'attendre de temps à autre histoire de prendre une photo, moi j'avance à mon rythme je me sens bien, mais si j'essais de suivre Fred je vais me griller, pour gagner 10mn ça vaut pas le coup, un gars va me passer, on va taper la discute tous les trois un bon moment, il nous raconte qu'il a des problèmes aux genou depuis la naissance et qu'il ne devrait même pas être là, mais il aime trop ça, je le comprend bien, et il ne finira pas.

(Mayrestre) ravito4 : 47,163km il est 17h, Fred fait un autre carnage sur le ravito, moi je vide à nouveau mes chaussures, mange un petit bout, refait le plein d'eau, enlève les lunettes de soleil et la saharienne, il nous reste 9km pour atteindre Maline, en 2007 j'avais mis 3h pour les faire, l'an dernier, je ne sais plus, mais au moins 4h avec ma cheville pétée, Fred va à nouveau disparaître trois km avant d'arriver au ravito, il va passer un groupe de trois coureurs derrière le quel je choisi de rester, il leur demandera si ça gaz, il aura un <<on dérouille grave>> comme réponse.

(Maline) ravito5 : 56,396km à 19h18 on a mis à peine un peu plus de 2h pour faire ces 9km
Fred est déjà là depuis 7mn et fini une soupe aux lentilles avec des pâtes, il en prendra une autre, et je fais de même, on change l'eau j'en profite pour faire quelques étirements, et on repart ensemble.
C'est parti pour la re-descente dans les gorges et de jour ce coup-ci, la passerelle sur la quelle on doit passer afin de regagner le sentier des cavaliers nous donne une vue imprenable sur les gorges, malgré l'heure tardive on a encore envie d'y piquer une tête.
Ca grimpe bien, il y a des marches qui font prés d'un mètre de haut, on fait pas gaffe à ça lors que ça descend.

On débarque sur la route et on voit le fléchage sur la route qui indique <<soir>> et tout en discutant et rigolant on marche le long de la route, on déconne à un point que l'on ne voit pas là où il fallait tourner, puis un moment on ne voit plus le gars qui marchait loin devant, ni de balisage, encore une fois trompé on devient champions dans la discipline.
Après avoir fait demi-tour et marché un petit bout de chemin( c'est marrant mais c'est toujours dans le sens inverse qu'on remarque que c'est long), là, au sol en grand devant nous peint en orange une flèche nous dit faut tourner, entrez dans le bois, un concurrent arrive et nous dit ! ne me dite pas que vous avez pas vu ça ? si si ..mais on aime bien rallonger un peu.

Le gars va rester avec nous jusqu'au prochain ravito, on passe (petite forêt) puis c'est la montée du Margès, il fait nuit le gars devant se trompe et c'est Fred qui prend le relais, il se démerde comme un chef pour trouver les ru balises, faut dire que c'est pas évident, je le sais car en 2007 j'étais seul dans la même situation, et cette année les ru balises sont noir et jaune encore moins visible, Fred avance vite, trop à mon goût, le gars derrière lui souffle comme un b½uf pour le suivre, mais s'accroche à lui, je suis parfois 100m derrière et je les vois se retourner pour voir si j'arrive, on passe le sommet sans soucis, un moment je vois Fred qui tourne à droite, alors que d'après moi on aurait du aller tout droit, je les suis peut-être qu'on peut rattraper plus loin, ben non, on doit faire demi-tour, je ne dis rien a Fred, car, quand il est concentrer comme ça vaut mieux rien dire, il est sympa mais quel fichus caractère.

Ça descend de plus en plus raide, je suis seul à présent mes deux compères ont pris la poudre d'escampette, je ne vois même plus leurs frontales, il y a deux ans je suis tombé à trois reprises dans cette descente, cette année je tomberai qu'une fois, en arrière, les coudes frappant violemment les pierres, une douleur vive envahi mes bras, de l'épaule aux poignés, j'ai du mal à me relever, je reste assis un instant le temps que la douleur passe, rien de cassé j'ai eu de la chance, je manque encore à trois fois de tomber, je commence à en avoir marre de cette descente, puis, je vois de la lumière plus bas, ça y est j'arrive.

(Aigle) ravito6 : 72,398km il est 1h33, Fred est arrivé 8mn avant, il mange une assiette de pâtes aux tomates séchées ça a l'air délicieux, je lui demande, humm c'est quoi ? des pâtes froides, sur un ton aussi froid que les pâtes, quand je vous dis qu'il a un fichu caractère ..hé hé, j'en prendrais bien aussi, oui mais il y a plus de fourchette, me dit le bénévole, faudra manger à l'ancienne, ha, si attends là, je vais la laver et voilà, tout compte fait elles sont très bonnes ces pâtes même froides. Le gars qui suivait Fred le remercie encore pour l'avoir sortie du Margès et reprend la route, je vais reprendre une deuxième assiette, et refaire le plein.

On descend vers le lac, il est presque 2h du matin, mais je vais quand même envoyer un sms à la famille pour dire que tout va bien, Fred traîne la patte, il est ko un coup de barre horrible, du coup c'est moi qui suis devant, par moment il va mieux et on discute, puis c'est moi qui à un coup de barre, et nouveau lui, on se passe cette barre sans cesse, parfois même on la porte à deux, on tanguine de droite à gauche, il me dit qu'il voit des trucs dingue qui n'existe pas..hé hé, je connais ça, j'ai aussi eu des hallucinations lors de l'utmb.

On commence à avoir froid, très froid même, alors on se met à courir, au début je reconnais le parcourt de 2007, mais au bout d'un moment je vois qu'on ne descend pas sur les berges, on passe plus haut, du coup je suis aussi perdu que Fred, un moment nous cherchons le balisage, nous tournons en rond, on se sépare pour augmenter nos chances de le trouver, mince il ne doit pas être loin on entend des voix, puis j'entend Fred qui m'appelle il l'a trouvé, fallait le voir, planqué dans un buisson, nous passons un groupe de trois ou quatre coureur, puis ça grimpe un peu.

(Bauduen) ravito7 : 90,829km il est 5h27 un bénévole nous tend une chaise et nous sert à boire, ils sont vraiment à nos petits soins, on apprend que le premier a mis 2h pour faire les 11,6 derniers k, je pense qu'avec une bonne petite cadence en 3h/3h30 cela devrait se faire, cela ne monte pas trop raide, 600m de D+ sur 11,6km, cette partie de la course n'est pas terrible, ça vous donne l'impression qu'ils on rajoutés ces trente bornes histoire que ça fasse 102km en tout, en 2007 on avait commencer par le lac et fini par les gorges, c'était mieux, cela vous fais une bonne mise en jambes avant d'attaquer les gorges.

Il fait jour quand on quitte le ravito, on avance bien on court dans les descentes et sur le plat, jamais bien longtemps mais c'est déjà ça, les coups de barres reviennent de temps à autre, lors d'un passage en sous bois il y a Fred qui crie regarde là un écureuil en s'apprêtant à sortir son appareil photo, je ne vois qu'un morceau de bois, et on se met à rire, il me dit heureusement, que je n'ai pas pris la photo j'aurai eu l'air fin devant la famille.
Ca monte doucement vers Aiguines, on arrive sur une route, et, plus de balisage on cherche partout on fini par suivre la route, on entend les haut-parleurs cela ne doit pas être loin, on va arriver en 3h15 depuis le dernier ravito, mais dans Aiguines on cherche toujours le balisage, puis on tombe sur une balise, puis une autre, en fait c'est celui qu'on avait cette nuit pour rejoindre le lac sauf en sens inverse, je demande à Fred ce qu'il en pense, car si on continu va falloir remonter vers le camping de l'aigle après une bonne descente, comme on a plus de batterie pas possible d'appeler, on continu et remontons vers le camping, un bénévole nous demande si on fait le 35 ou le 100, puis nous guide vers le village, effectivement on a fait un bon détour.

(Aiguines) arrivée : 102,395km en 28h12, même pas l'euphorie de l'arrivée, trop déçu du détour, à l'arrivée deux personnes se mettent quand même à applaudir, on veut se prendre en photo, et, un gars nous dit qu'il faut aller sous la tente là-bas pour passer notre puce pour enregistrer notre arrivée, et c'est tout voilà fini, si, une dame nous prendra gentiment en photo avec nos appareils.

Très beau trail, avec encore quelques modifications à faire, sur le balisage, le renforcer à l'arrivée et peut-être d'une couleur différente de celui du 35km, faire la partie lac en premier comme en 2007, c'était mieux je trouve, un gros effort a était fait sur les ravitos, rien à dire, des bénévoles très sympa, longue vie au VCC

Le soir venu nous avons tué deux pizzas chacun, on en a rêvé depuis le départ.



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# Posté le vendredi 26 juin 2009 14:10

Modifié le dimanche 13 septembre 2009 04:48

Grand Raid73 2009 à Cruet en Savoie

Grand Raid73 2009 à Cruet en Savoie
Grand raid73 2009

Vendredi 23 mai 17h45 arrivée à Cruet, je suis venu avec mon pote Fred, cette course va nous servir à tester notre forme, pour l'Ultrail du Verdon, course à la qu'elle nous somme déjà inscris, et éventuellement la montagne'hard qui nous titille depuis un moment.

Après le retrait des dossards et la préparation de notre campement, on casse la croûte on fait quelques photos, puis nous essayons de dormir, pas facile, car il y a une méga teuf à 200m de nous, qui va durer jusqu'à 2h30 du matin, et à 3h15 on fini par se lever.

5h passé, et c'est parti, un superbe départ illuminé sur une musique de Rocky.
10km et 2 heures plus loin, tout ce passe très bien, on vient de se taper une bonne montée de 4km et 800m de D+ et nous continuons notre safari photo/vidéo.

Le premier ravito en 3h de route et km16, toujours de bonnes sensations, 2h30 plus tard nous arrivons au sommet de la Galoppaz km27, et pendant cette ascension nous prenons un max de photos à 360° de ces magnifiques paysages avant de redescendre.

50mn, c'est à peu-près ce qu'il nous faudra, pour arriver tranquillement 3km plus bas, au point d'eau de cotes Gueulets km30, je remplis ma poche de 2L, et surprise ! je constate qu'il m'en reste encore pas mal, plus d'un litre, alors que celle de Fred est totalement vide, même mon bidon accroché à la bretelle est encore à moitié plein, avec cette chaleur je n'ai pas assez bu, nous avons toujours une super forme, nous nous invitons au barbecue qui est déjà bien garni et qui ce trouve juste à la sortie du point d'eau, mais les gentils bénévoles ne veulent pas de nous, tant-pis.

Presque 400m de D+ pour un peu moins de 2,5km nous attend, décidément ça n'arrête pas les montagnes russes, mais c'est que du plaisir.
C'est de presque 1500m d'altitude, à moins de 900m, que l'on se retrouve au 2ième ravito, km37 en 7h50' de route, soit 40mn d'avance sur la barrière d'horaire tout en s'amusant c'est pas mal, on prend une soupe malgré la chaleur, du fromage, saucissons et tucs, le tout en 10mn, puis c'est reparti, toujours la forme.

200m plus loin je ressens une petite crampe à la cuisse gauche qui essaie de s'installer, je fais des étirements, puis c'est reparti, avec Fred on s'amuse à faire une musique rythmée sur le macadam avec nos bâtons puis on s'enfonce dans les bois.

On s'approche doucement du fameux Colombier km 45,8 et 2043m, depuis ma première crampe j'en ai eu d'autres de plus en plus nombreuses et violentes, la montée du col est vraiment pénible, à chaque pas je dois me masser pour apaiser la douleur, je pense à mon épouse et ça me permet de tenir le coup.
On a une montée !! je ne sais pas, si raide, est le mot exact, mais elle fait 700m de D+ sur à peine 3km, des gamins font tomber un rocher qui n'arrête pas de débouler, et manque de heurter un coureur derrière moi, je vois Fred 100m plus haut qui prend des photos, il a l'air de bien grimper.

2h40mn après le ravitaillement les Aillons, j'arrive au sommet du col Colombier, je me pose 5mn afin de faire des étirements pour pouvoir affronter la descente, la partie abrupte se fait assez bien, c'est seulement beaucoup plus bas que les crampes reviendront et plus intense.

Dans la traverser du bois avant d'arriver sur le sentier de crête qui nous mène au Mont Pela, je suis pris d'une violente crampe, vraiment beaucoup plus forte que les précédentes, qui me clou sur place, je ne sais plus quoi faire sur le moment, à par hurler. Je me mets à genou tant bien que mal, et me laisse glisser en arrière pour étirer un max mes quadriceps, Fred vient à mon secours mais je lui dis qu'il ne peut rien faire, et qu'il ne dois pas m'attendre, nous sommes trop juste sur la barrière horaire, je fais 500m avec lui et ça recommence, je lui dis d'y aller, d'autres coureurs me voyant ainsi dans l'herbe me demande si je vais bien, et un me proposera même du cuprum, je me relève et arrive même à rattraper Fred qui me dis se sentir de plus en plus mal avec des envies de vomir, ben ! on est bien tout les deux.

Du coup, c'est moi qui va attendre Fred qui avance péniblement, il est complètement vidé et voit flou, il nous reste environ 500m et 20mn pour arriver au sommet du télésiège là où se trouve le 3ième ravito et la barrière horaire à 18h km59 , un bénévole vient à notre rencontre nous annonce qu'il ne va pas falloir traîner car on est juste, je prie pour que mes crampes n'empirent pas.

8mn c'est le temps qu'il nous reste avant de repartir, je retrouve Bernadette et Anne Catherine que nous avions laissé dans les bois, sacrée Bernadette, beaucoup de monde sur les trails la connaît, comme elle est deux fois mamie, je l'appelle supermamie ..hé hé..
Une autre connaissance m'interpelle, Gilbert, mon pote Gilbert, avec qui j'ai fais, et terminé l'UTMB 2006, il me dit, bébert !Mais j'ai même pas vu ton nom sur la liste ben mince alors.

Je demande à Fred s'il veut arrêter, il me dit que non, je lui propose d'aller un peu plus loin et de se coucher dans l'herbe, histoire de quitter le ravito à l'heure, moi j'en profite pour bien m'étirer et je prends également du sel, dans l'herbe nous s'y resterons 15 bonnes minutes en discutant avec le serre file qui n'est d'autre que Gilbert, grâce à sa grande expérience, il saura que c'est 15mn serons vite et doublement récupéré, et nous laisse tout notre temps

Fred va mieux et nous continuons notre chemin en compagnie de Gilbert, je prie pour que mes crampes n'augmentent pas, surtout lors des sacrées descentes, comme celle de 3km avant d'arriver au dernier ravito km65, Fred va de mieux en mieux et on cavale pas mal, arrivé au ravito on voit nos prédécesseurs en partir. Après l'avoir quitté, on se retrouve bientôt avec 3 serres files, c'est en rigolant que l'on arrivera assez vite à Cruet, même en chantant ..on est les derniers..on est les derniers...on est ..on est ..on est les derniers.

Un superbe accueille nous attends, avec des bravos, des photos, tout le monde qui applaudit, je regarde Fred et je me demande s'il n'a pas une larme dans un coin de l'½il, on se serre la main tout ému, et on dit merci encore a nos serres files, après la douche une surprise nous attend, voilà que l'on reçoit un lot pour avoir était les derniers FINISHERS en 16h24', ça vaut le coup d'être les derniers.

Super trail, hyper bien balisé impossible de se perdre, bravo et merci aux bénévoles et organisateurs.
Deux jours après j'avais encore quelques crampes, et cinq jours après encore des courbatures,
elle laisse des traces cette course, mais je me demande si je ne vais pas me tester sur la Montagne'hard, mais il me faudra boire d'avantage et emmener du sel, et peut-être moins de café avant le départ.
Je voulais aussi remercier mon épouse qui accepte toutes ces contraintes afin que je puisse assouvir ma passion.


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# Posté le jeudi 28 mai 2009 11:35

Modifié le lundi 13 juillet 2009 16:14

grand défi des Vosges 2009 (Niederbronn les bains)

grand défi des Vosges 2009 (Niederbronn les bains)
Le grand défi des Vosges 2009

Revenons juste un peu en arrière, au week end de Pâques dans nos montagnes alsaciennes, le dimanche 12 je vais faire la deuxième partie d'une boucle qui devrait faire (une fois assemblées entre 50/55km avec 2700m de dénivelée, celle-ci fera 31km pour 1400mD+, le lundi de Pâques je n'ai pas le choix je dois aller chez la belle-mère pour midi, mince moi qui voulais me faire un week end choc, mais du coup l'ange de l'ultra vient me souffler à l'oreille, mais vas-y en courant, et me voilà parti pour 41km de plat pour juste un peu de dénivelée au 37ième dans les vignes, soit un week end de 72km, je vais rester sage le reste de la semaine avec juste un 8x500m le vendredi histoire de réveiller les muscles.

6h50 ce dimanche 19 avril 2009, je suis à la remise des dossards de ma 4ième participations au grand défi des Vosges, ma 3ième date de 2006 et le parcourt a bien changé depuis.

7h15 mon pote Fred n'est toujours pas là, je trouve son frangin qui me dit ne pas avoir de nouvelle non plus, mais 5mn après le voilà, on cherche son dossard, on se prépare et on arrive juste à temps pour le départ.

Stéphane, son frangin fera le 24km, il partira un peu plus tard, pour nous ça y est, on fait un tour de stade puis on s'engouffre dans la forêt et ça commence à grimper de quoi se faire une bonne mise en jambes, la météo est superbe contrairement à la veille, je me sens en forme beaucoup mieux qu'il y a un mois, lors du trail du petit Ballon.

Le paysage est magnifique et on en profite pour faire une série de photos et vidéos, plusieurs passages aux abords de ruines et de roches impressionnantes, ne font qu'enrichire cette journée, bien que le dénivelée ne soit pas vraiment important pour le kilométrage il y a quand même quelques montées qui vous cassent bien les pattes.

Un ufo, Ironico (Nicolas Reminder), nous rattrape aux alentours du km33 lors d'une petite mais, bien raide montée, et on fait un petit brin de causette juste avant de redescendre sur Dambach, ça fait plaisir revoir nico sur le terrain après 3 ans d'arrêt.

C'est vers le km43 qu'on commence à le sentir dans les jambes, l'arrivée au grand Wintersberg(km46) se fait sans souci toujours en forme, il y a une tour qui ressemble comme deux gouttes d'eau à la tour du Heidenkopf (un circuit par chez moi).

Quelques photos/vidéos plus loin ça y est, c'est déjà terminé on descend sur la route, puis sur une petite piste qui nous dirige vers le stade ou l'on doit encore faire le tour et c'est l'arrivée en 6h18' avec une envie de continuer encore.
Stéphane, a mis 3h01' sur le 24km, avec une envie de remettre ça.

Super trail qui s'enchaîne très bien avec le petit Ballon, les ravitos sont bien espacés ni trop loin ni trop court, des animations et des bénévoles vraiment sympa à faire et à refaire.

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# Posté le mardi 21 avril 2009 14:27

Modifié le mardi 12 mai 2009 11:05

trail du petit ballon 2009

trail du petit ballon 2009
Trail du petit Ballon

Ma première course depuis le mois de juin l'année dernière dans les gorges du Verdon, ou je m'étais rompu le tendon fibulaire de ma cheville droite.

6h15 ce dimanche 15 mars mon pote Fred arrive chez moi et on part chercher Michel (mikele qui a fait un AVC en 2006) et direction Rouffach, Fred et moi ferons le 46km et Michel le circuit de l'âne 9km, c'est bien pour Michel cela lui permet de retrouver un peu l'ambiance de course.

9h c'est parti pour Fred et moi, Michel a son départ à 9h45, j'y vais doucement et avec Fred on décide de faire plutôt une rando/course/photo, les passages à travers vignes/villages/et forêts se passent bien, il fait beau, et on s'éclate dans la neige lors de la descente ou beaucoup n'ose courir, il y en a même qui essaye de glisser sur les fesses, Fred a une forme pas possible à mi-chemin il a l'impression d'avoir fait qu'un échauffement, j'ai moins la forme que lui, mais pour le premier trail de l'année je me sens bien, ma cheville va me faire souffrir lors des dix derniers km, elle a pas encore repris l'habitude du long.
On profite du décors, même s'il n'est pas encore terrible en cette époque de l'année, et de la gentillesse des bénévoles, Fred se laisse aller dans les 3 derniers km pour finir en 5h47 et moi en 5h49, Michel termine son circuit en 2h30 et très satisfait.

Ma petite femme nous rejoint et tous ensemble on va se manger un bon Baeckaoffa avec salade verte et un fameux Munster pour terminer.

J'ai encore pas mal de boulot pour atteindre la forme que j'avais, mais ça va revenir

Le trail du petit Ballon a été rallongé de 3km5 environ et passe à 46km5 cette année, il est très agréable et pas difficile, de quoi se faire plaisir entre neige et terre et très peu de macadam, les ravitos sont bien garnis et les bénévoles très sympa, à faire et à refaire

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# Posté le lundi 23 mars 2009 10:35

Modifié le dimanche 29 mars 2009 07:46

l'Ultrail du Verdon 2008

l'Ultrail du Verdon 2008
Une saison satanique,
Que des embrouilles depuis le début de l'année, pour commencer une tendinite au niveau des ishios 3semaines d'arrêt, puis une déchirure du mollet 7 semaines d'arrêt, une entorse de la cheville droite à Gérardmer avec une belle crampe aux ishios 10 jours d'arrêt, bon, jeudi 26 juin je prends malgré tout le départ pour les gorges du Verdon, je suis accompagné de ma chère et tendre ainsi que la plus jeune de mes filles et de Fred, qui, comme moi, va courir le 102km.

Arrivé au col de Laffrey juste après Vizille, j'ai mon vase d'expansion qui m'explose au nez mon ventilo n'a pas démarré, le dépanneur dépose mon véhicule et ma caravane sur le camping de Vizille en attendant les pièces(+ main d'½uvre 627¤) qui arriveront que le lundi 30, mon épouse et ma fille resteront sur ce camping, quant à Fred et moi on louera une voiture pour nous rendre à Aiguines sur le camping de l'Aigle, mais, avant, je dois acheter une tente, ces 250km se passe sans problèmes, on arrivera trop tard pour les dossards, mais pas pour la pasta.

Samedi 28, j'ai pas très bien dormi, et Fred encore moins il a du dormir à la belle étoile, y paraît que je ronfle, 8h30 on récupère nos dossards puis un peu plus d'une heure plus tard le départ est donné et le soleil tape déjà bien, on se trouve en queue de peloton et ça bouchonne grave pendant les trois premiers km qu'on fera en plus d'une heure.

Au ravito 1, Fred n'y croit pas, 2h30 pour faire 10km, je lui réponds, ben wouai que veux-tu.
3km après, dans la descente dans les gorges, je me tords la cheville droite, encore celle là, déjà 4 semaines auparavant ! cela a fait un crack comme du bois sec et quelle douleur, je me dis que c'est fini pour moi, je vais souffrir de plus en plus, puis un peu moins jusqu'au prochain ravito, là, après mainte réflexions je décide de continuer, mauvais choix, car la douleur va revenir plus forte mais par moment supportable sûrement dû à l'ibuprofène 400.

Dans les montées ça va, je souffre pas trop de la chaleur par rapport à l'an dernier, sur le plat je dois même courir un peu pour ne pas avoir trop mal, mais les moindres descentes et surtout les pierriers me font souffrir énormément, c'est seulement à Maline km59 que je décide d'abandonner vers 2h du matin, Fred va continuer après une assiette de pâtes mais sera arrêté à Aiguines km75 hors temps limite.

Seulement 51 arrivants sur plus de 250 partants beaucoup d'abandons mais aussi hors temps, cette année on a commencé par les gorges et fini par le lac Saint Croix, cette dernière qui fais entre 25 et 30 km sans trop de dénivelée, nous aurait fait gagné pas mal de temps si elle avait était faite en début de course comme l'an dernier, il y avait aussi plus de ravito que l'an dernier surtout en eau, mais en solide il y avait pas beaucoup de choix, les lardons dégoulinants au soleil, et les dés de jambons aux mouches ça laisse à désirer.

Le seul regret c'est de ne pas m'être arrêté avant, et je n'aurai peut-être pas du faire un saut à l'élastique quelques heures plus tard, le chirurgien m'a dit que le saut n'a pas aggravé la situation, je me suis fais opéré d'une rupture du tendon fibulaire le jeudi 10 juillet, cela c'est bien passé, le chirurgien ma dit que le tendon était rompu à deux endroits et ne tenait qu'à un fil, je dois porter une botte d'astronaute pendant 7 semaines, puis une attelle, je ne pense pas pouvoir reprendre l'entraînement avant le mois d'octobre, je ne pourrais donc participer à l'ultra trail du tour du Mont Blanc.


VOIR LA VIDEO +VIDEO DU SAUT A L'ELASTIQUE

# Posté le mardi 15 juillet 2008 09:35

Modifié le jeudi 02 avril 2009 11:10

trail de la Vallée des lacs 2008

trail de la Vallée des lacs 2008
1 juin 2008, 5h45 on arrive sur le parking du départ de la course au pied des pistes de ski alpin à la MAUSELAINE à GERARDMER, mon épouse m'accompagne ainsi que Fred qui courra le 54km et son frère Stéphane le 11km.

C'est ma première course de l'année et pour Fred aussi, moi pour cause de blessure et Fred déménagement plus travaux, on se prépare tous les deux pour l'Ultrail du Verdon et l'UTMB.
On a commencé l'entraînement début mai, cela fait un peu juste, pour faire un trail comme ça, mais bon on va y aller cool.

7h un dernier bisou pour la route à ma chère et tendre et c'est parti, tranquille puis de plus en plus vite et 30mn plus tard je me rends compte que je suis parti un peu vite quand même, au bout de 9km Fred s'envole je n'aurai plus de nouvelle avant d'arriver au Hohneck.

De mon côté je ne force pas, je me fais plaisir que cela soit dans les descentes aussi bien que dans les montées, j'arrive au ravito du km20 en 2h10mn, et je remarque que je n'ai pas bu beaucoup, un peu tard, car bientôt je vais ressentir une crampe qui essaie de s'installer dans les ischios de ma jambe gauche, je vais faire plusieurs fois des étirements et ralentir la cadence.

Pour ne pas trop marcher je fractionne avec 1mn course et 1mn marche, ça me va, j'ai pas mal et je ne me fatigue pas, arrivée aux marches du Hohneck je prends mon portable pour avoir des nouvelles de Fred, la liaison passe mal j'entends qu'il me dit qu'il monte le Hohneck puis plus rien, je me dis qu'il doit être juste devant moi.

Arrivée au ravito en 5h01, je ne vois pas Fred il doit être redescendu, je lui envoie un sms car je tombe sur son répondeur à chaque fois, 6mn plus tard mon portable sonne, il me dit qu'il est arrivé au ravito, il était derrière moi, j'apprends qu'il s'était trompé de chemin avec un autre coureur et qu'il a paumé 30mn, je décide de l'attendre et 10mn plus tard on continue ensemble.

Fred a un des muscles du quadriceps tétanisé et a du mal dans les montées, mais par-contre dans les descente il y va à c½ur joie, j'essais de le suivre avec du mal, puis sur un pierrier je glisse et WOUAA ma crampe, ma jambe reste plier et je sens une boule aux ischios, je pose ma jambe sur un rocher et la laisse en étirement un moment, je peux continuer mais doucement tant que je ne plie pas ma jambe ça va, puis plus loin je me tords la cheville droite toujours en essayant de suivre fred dans une descente, je ne m'arrête pas, la douleur est suportable, même pour la fameuse descente à l'arrivée je l'ai faite en courant et on termine ensemble en 7h21mn, même chrono qu'il y a deux ans mais avec beaucoup moins d'entraînement.

Fred avec son détour et sa douleur a mi 40mn de plus qu'en 2007
Stéphane sur le 11km a mis 1h00'40s

C'est la troisième fois que je fais cette course, elle est vraiment très belle, y paraît qu'elle est plus longue cette année, sur mon gps j'avais 56km800, maintenant à savoir 54km ou plus ?

Deux jours plus tard j'ai encore mal aux ischios et le toubib me dit qu'il y a peut-être une petite déchirure, j'espère pas, je sors à peine d'une déchirure du mollet.

# Posté le jeudi 05 juin 2008 07:47

Modifié le mardi 04 novembre 2008 14:40